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La réalité Cap Gemini

Article AGORA VOX
mercredi 13 mars 2019 par matthius

Comment une entreprise peut-elle prendre de l’ampleur ? Pourquoi nous dit-on qu’il est impossible pour une PME de faire affaire avec les gros ? Le livre sur "l’Histoire secrète du Patronat" aux éditions "La Découverte" nous apprend qu’il faut être en relation étroite avec son client afin de gagner des contrats. Voici un retour sur une expérience personnelle au sein de Microcelt.

Je vais vous expliquer l’histoire de Le Duff à propos du choix de son logiciel d’entreprise. Au départ Le Duff avait choisi une PME pour créer son logiciel il y a une dizaine d’années. Le logiciel était bogué. Le Duff a donc été en procès avec ce prestataire. Cap Gemini une entreprise du CAC 40 reprend le flambeau et choisit de débogué le logiciel en vain. Cap Gemini abandonne alors la livraison du logiciel.

On peut alors penser que Cap Gemini une entreprise certifiée avec une pseudo qualité logicielle ISO 9000 a manqué le coche. Pourtant elle reste au sein de Le Duff comme conseillère et maître d’oeuvre pour Le Duff. Comment une société ayant abandonné un projet ne devrait-elle pas être en procès elle aussi ? On peut penser que l’emprise de Cap Gemini a été suffisamment importante pour rester conseillère. Microcelt, la société qui avait créé le logiciel d’entreprise en MS-DOS, est alors choisie pour créer une troisième fois le logiciel en WINDOWS.

Cap Gemini quant à elle crée une équipe en CDD qui est honnête avec Microcelt. Seulement cette équipe sera révoquée et remplacée par une équipe magouilleuse qui cherchera la faute de Microcelt par de la pseudo qualité ISO 9000. Cette équipe aura du fil à retordre car Microcelt avait utilisé la technologie des composants pour gagner du temps et protéger son savoir-faire. Ainsi cette deuxième équipe ne trouva que de la mise en forme à critiquer. Le logiciel et son moteur utilisaient peu de codes sources dans les sources délivrées à Le Duff et Cap Gemini.

On pouvait donc s’attendre à ce que Microcelt installe le troisième logiciel d’entreprise au sein de Le Duff. C’était sans compter sur Shark le nouveau Directeur Informatique de Le Duff. Ce nouveau Directeur venait en fait de Cap Gemini et servait leurs intérêts. Pour qu’un Directeur soit si proche du maître d’oeuvre il fallait d’autres liens au sein de Le Duff. Microcelt a donc livré un logiciel utilisable bien que non terminé à son client. Microcelt a été payé mais le logiciel n’a pas été installé.

Au lieu de terminer et d’installer un logiciel en Client/Serveur dans ses différents restaurants Le Duff et Shark choisissent plutôt un nouveau développement long et couteux en JAVA. Techniquement le choix du client riche en Web risque fort de doubler le prix du quatrième logiciel d’entreprise. Mais Cap Gemini est politiquement choisie. La difficulté du choix JAVA va permettre donc à Cap Gemini d’empocher beaucoup plus d’argent que Microcelt. Seulement choisir des technologies inappropriées a un coup pour Cap Gemini : Les meilleurs informaticiens voient la pompe à fric et partent de cette société perverse. Ainsi j’ai discuté là-dessus avec quelqu’un qui a créé son entreprise en sortant de Cap Gemini.

On voit donc ici que les plus gros budgets logiciels sont aussi dus à un manque de veille technologique du client. Le prestataire s’il voit qu’il a tout les droits peut choisir un projet démesuré. En plus l’argent empochée va lui permettre de montrer sa valeur avec un chiffre d’affaire démesuré. Autrement dit les meilleures entreprises ne sont pas celles qui créent le plus de croissance. Il existe un grave problème de relations entre clients et prestataires car le client n’est pas toujours techniquement au point pour faire face aux prestataires. Aussi il est difficile de créer deux devis pour la création d’un logiciel car le prestataire doit analyser sa capacité à créer le logiciel, ce qui est loin d’être le cas actuellement.

https://microcelt.fr/